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Sophie Cusimano-Cristina, la nouvelle directrice de l'établissement, a décidé de créer un groupe de pilotage pour développer de nouveaux projets tournés vers l'Europe et l'international.

Arrivée en septembre à la tête du lycée privé Saint-Vincent-de-Paul (1 240 élèves), la directrice Sophie Cusimano- Cristina, venue de Toulouse, prépare son projet d'établissement qui fixera les orientations pour les prochaines années. Succédant à Michel Beyssac, resté à ce poste durant vingt et un ans, cette ancienne professeure de sciences économiques désire impulser une nouvelle dynamique autour des langues. La directrice a décidé de créer un groupe de pilotage afin de développer de nouveaux projets tournés vers l'Europe et l'international. Rencontre.

En arrivant à Nîmes pour diriger ce lycée privé, quelle a été votre priorité ?

Me mettre au travail ! J'aime l'action, motiver les équipes, c'est mon rôle. Ici, dès mon arrivée, j'ai senti une réelle motivation chez les enseignants qui partagent la même ambition pour les jeunes. À moi de continuer à impulser cette dynamique.

J'ai envie de définir un projet d'établissement et de le partager avec l'ensemble de l'équipe pédagogique. Et l'impulsion que je souhaite apporter, c'est ouvrir davantage l'établissement sur l'Europe et l'international. Je souhaite mettre l'accent sur les langues.

Comment l'envisagez-vous ?

Cela se concrétise par plus de langues. Il faut développer les langues durant la scolarité, que les départs soient plus nombreux, convaincre les élèves de partir à l'étranger. Pour cela, j'ai créé un comité de pilotage avec des enseignants volontaires et des industriels pour permettre aux jeunes de partir le plus simplement possible. L'idée est de mettre en place des leviers pour faciliter ces départs.

Quand vous parlez de départs, quelles destinations imaginez-vous pour les lycéens ?

Nous avons des contacts avec la Chine et l'Australie et d'autres viendront j'espère. Mon objectif est que les jeunes aillent en stage découvrir des méthodes de travail, il faut que les élèves de bac à bac + 3 deviennent employables. Ce projet doit marquer le lycée. Avec les programmes Erasmus +, l'Europe propose des fonds importants pour développer la capacité d'adaptation des jeunes.

C'est, selon vous, un passage obligé ?

Je ne comprends pas en France comment nous avons tendance à trop intellectualiser à peu près tout ! En voyage, on s'aperçoit que, quel que soit leur niveau de connaissance, les gens communiquent, c'est à ce moment-là qu'il se passe des choses intéressantes. Et actuellement, la maîtrise de l'anglais notamment devient incontournable. C'est une porte intéressante pour les élèves. Il faut que les jeunes et leurs familles n'aient pas peur de passer les frontières.

Mais ce n'est pas la seule option...

Dans le projet d'établissement, je veux renforcer le parcours de fluidité de l'élève, c'est-à-dire que chaque élève qui arrive dans notre établissement suive un parcours qui corresponde à son projet et à celui de sa famille. Notre mission, c'est le suivi de l'élève. C'est notre valeur ajoutée, c'est une force. Notre rôle est de donner confiance aux élèves.

Recueilli par AGATHE BEAUDOUIN